| To be translated Georges Alula, Conference « Quel leadership pour le nouveau Congo ? », Vision d’un candidat pour un nouveau Congo , Paris, Samedi 7 mai 2005 De quel leader la RDC a besoin demain ? La RDC a besoin d’un leader dont les ambitions sont à la hauteur de ce pays dans le monde. A cette question, nous pouvons dire que le pays a besoin d’un leader qui ait une vision, un regard lointain et qui sache 1. définir le cap de son développement durable 2. prendre en compte les intérêts individuels et les harmoniser avec l’intérêt général 3. libérer l’esprit d’entreprises et prendre les mesures qui facilitent les échanges entre les acteurs majeurs et mineurs de notre nation tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays 4. résoudre le problème sans les contourner 5. apporter les réponses aux grands défis de ce millénaire : la haute technologie, le sida, l’alphabétisation, le développement rural, l’urbanisation de nos villes, de nos cantons 6. rassurer les partenaires extérieurs par la qualité de sa prestance et sa crédibilité internationale 7. orienter les décideurs dans leurs tâches quotidiennes 8. définir les politiques de gestion, de suivi et de contrôle des institutions de la république ainsi que des différents aspects de la vie nationale 9. arbitrer les conflits 10. dialoguer tant avec ses partenaires qu’avec l’opposition 11. inventer les solutions aux problèmes spécifiques de la RDC 12. se reconnaître dans les réalisations des fils et des filles de ce pays en les encourageant par une politique incitative de reconnaissance du mérite 13. respecter l’homme et ses droits fondamentaux et universels 14. mettre en valeurs les richesses nationales dans les domaines divers et variés 15. valoriser les métiers, l’artisanat et l’entreprenariat 16. transformer notre société minée par un système informelle vers un monde organisé selon le standard de développement expérimenté et prouvé ailleurs dans le monde 17. prendre les meilleures décisions en faveur de l’intégration de nos immigrés dans notre effort de développement 18. respecter sa parole dans les engagements pris au nom de la nation Je crois pour ma part, qu’en plus d’avoir un niveau de formation et d’éducation suffisant, le Congo a besoin d’un homme ou d’une femme capable d’écouter, dialoguer, prévoir, planifier, ordonner, résoudre les problèmes, et doter des outils d’aides à la décision ou d’un système de tableau de bord pour maîtriser la navigation de l’ensemble du pays. L’image globalement négatif que la formule « 1+4 » a donné aux congolaises et aux congolais et à la communauté internationale, confirme ce problème de « leadership ». Tout le monde constate que les objectifs et les engagements, pris à travers les accords durement négociés, ne sont pas respectés. Toutes les réactions exprimées par la population et nos partenaires, entraînent un manque de considération de la part de ceux là même qui sont censés dirigés ce pays ce qui jette un discrédit général et généralisé sur l’image de notre classe politique. Un discrédit auquel il faut apporter une réponse lorsque l’on ne s’y reconnaît pas. Un leader est comme un chef d’orchestre. Le Maître de scène. Il harmonise la cadence, donnes du rythme qui permet d’éviter de la cacophonie et l’obtention d’un résultat merveilleux. Il suffit de suivre et respecter le rythme, et les partitions pour que cela se produise. La richesse de la RDC Notre chance, la RDC est aussi riche par la qualité de ses enfants. Nous pensons qu’une meilleure organisation interne nous permettra de remédier à cette crise de leadership et élevé l’image de notre classe politique sur le plan national et international. Nous avons acquis des compétences diverses mais nous avons une carence organisationnelle que les congolais ont aujourd’hui la capacité de relever. Nous voulons mettre cette capacité au service de tous. C’est pourquoi pour y arriver nous pensons que nous devons insuffler une nouvelle façon de concevoir les choses à travers une nouvelle mentalité que nous appelons : « chacun pour tous ». « Chacun pour tous » - une nouvelle valeur à partager. Evoluant indépendamment des considérations idéologiques traditionnelles. Notre idéologie est « le pragmatisme rationnel ». Ce qui veut dire que nous adoptons pour l’intérêt de la RDC tout ce qui est bien pour notre pays quel que soit sa provenance Notre idéologie permet d’éviter le phénomène de rejet mutuel car elle se base sur l’union de ce qui est utile et important pour tous à partir de chacun. Nous sommes convaincus que la devise « union fait la force » est une réalité et un comportement à adopter pour répondre à notre situation actuelle. Notre pays, très affaibli par ces guerres successives, a besoin de souffler, retrouver la paix. Pour cela il nous faut agir. Agir commence tout d’abord par nous UNIR. Unir les congolais Devant le danger de l’éclatement de notre nation, nous avons lancé le mouvement de l’Unité Congolaise Unic. Un mouvement partisan pour sauvegarder l’Unité Nationale et l’Intégrité du Congo. Notre mouvement politique est indépendant de tous les partis et courants politiques "associés à la transition actuelle en RDC". Nous rassemblons les intellectuels, les étudiants, les politiciens, les entrepreneurs, les commerçants, les syndicalistes, les travailleurs, les associations et les artisans indépendamment de leur sexe ou religion. Nous devons dépasser, dans l’intérêt général, nos clivages familiales, ethniques, régionales, tribales, politiques, et religieuses afin d’aller vite à l’essentiel : sauver le Congo et le développer. Nous prônons la partenariat et l’alliance avec les autres partis politiques, associations et autres ONG présent sur le terrain en RDC comme moyen de lutte politique. « Espoir Vision Avenir » Nous voulons faire renaître l’espoir aux cœurs des congolaises et des congolais et aux amis du Congo, qu’un Congo avec une nouvelle vision et une meilleure perception de notre avenir commun est possible. L’Espoir Nous apportons un message d’espoir. D’où viendra l’espoir ? l’espoir viendra de la vision que nous apportons à travers notre démarche tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Nous voulons sécuriser le « politique » congolais, lui démontrer que tout est possible à condition de s’organiser autour d’un vrai leader. Nous pouvons offrir à la classe politique « un alternatif ». Un alternatif à la « politique de pillage, de corruption » mais aussi une nouvelle mentalité qui rassure non seulement l’alternance politique mais aussi une nouvelle façon de partager l’espace de décision avec ses adversaires politiques dans l’intérêt de tous. Dans la classe politique congolaise, il y a des hommes d’affaires qui s’ignorent, des agriculteurs, des grands pêcheurs ou des grands scientifiques. Il faut trouver les moyens de transformer ces énergies, les capitaliser pour l’intérêt de la nation. Un Congo « Uni et fort » est un avantage pour les congolaises et les congolais mais aussi pour les partenaires de la RDC. C’est pourquoi, loin de verser dans les causes du mal de la société congolaise, et s’y éterniser, j’ai choisi de montrer que la RDC et ses fils et filles ont tout ce qu’il faut pour réussir le développement du Congo Démocratique à condition de s’organiser. S’organiser à l’intérieur du pays avec nos amis et nos étrangers. S’organiser dans le concert des nations. Apporter la contribution de notre pays aux institutions internationales, combler les vides que nous avons accumulés par l’absence de politique étrangère adaptée. S’organiser c’est d’apprendre à mieux gérer nos ressources financières, humaines et naturelles. J’ai choisi de comparer la RDC à un puzzle car tout comme un puzzle est un jeu où toutes les pièces sont connues et l’image finale est connue. Le jeu consiste à les réorganiser de façon à reconstituer l’image finale. Nous voulons tous, que les congolais soient « bien ». « Bien » dans notre pays mais aussi « bien » vus à l’extérieur de nos frontières. Nous aspirons tous au bien être de notre population. Quand je dis tous, certains risquent de me contredire, car il ne manque jamais dans un pays de plusieurs millions d’habitants, des gens qui pensent à leurs propres intérêts et ignorent les autres. Cela conduit souvent aux désastres sociaux. Aux guerres inutiles. C’est pourquoi je m’attarderais ici aussi à démontrer que les biens des uns et des autres sont intimement liés. Nous sommes tous dans un ballon d’air. Ce ballon a été dégonflé et on ne distingue plus le haut du bas, il n’existe plus de milieu. La tête et la queue ne font plus qu’un. Le corps a disparu. Le socle de base n’existe plus. Comment reconnaître le ballon ? Comment reconstruire le ballon ? Par où commencer ? Arrives t-on à remonter un ballon qui a éclaté de l’intérieur mais resté solide de l’extérieur malgré des violentes secousses ? Eliminer les fléaux bloquants notre développement commun Nous pensons que le tribalisme disparaîtra avec le développement du pays. Le tribalisme un fléau du sous développement, une réaction naturelle de l’être humain dans la crise. A titre d’exemple chez Renault Automobiles avec 110.000 personnes. Renault est une entreprise familiale, on y trouve le frère, le beau-frère, la femme, la belle sœur, les voisins etc… Sans que cela ne gêne personne. Le lieu de vie influence le comportement discriminatoire des individus. Le tribalisme disparaîtra c’est un fléau des grandes villes, imaginer les mêmes personnes dans le village, sa tribu, dans sa province dans la capitale, le comportement change. Améliorer l’efficacité dans le travail accompli. L’efficacité du travail accompli est insuffisante. Comment se concentrer dans son travail lors que sa pensée est préoccupée sur une grande partie de la journée - par la recherche des moyens de satisfaire ses besoins primaires : comment manger, vêtir ses enfants, payer la scolarité des ses enfants, se soigner, se déplacer ? on quitte son travail pour avoir la possibilité de rentrer chez soi avant la tombée de la nuit mais aussi pour avoir le temps de faire quelque chose (coopérer) pour se nourrir ou avoir de quoi manger. Le travail fourni est peu efficace. Ce rendement n’est ni bénéfique à la communauté, ni au travailleur. La rentabilité n’étant pas atteinte, la productivité devient nulle. L’absence de productivité ne crée pas les valeurs ajoutées. L’absence de valeurs ajoutées ne crée pas de richesses. L’absence de richesses engendre la raréfaction des recettes. L’absence de recettes entraîne des incertitudes au niveau du payement des salaires. Le travailleur n’est pas payé au seuil pouvant lui permettre de vivre correctement. Ce salaire devient dérisoire et l’ensemble du système est complètement bancal. Le salaire est la rémunération d’un effort par rapport au résultat du travail fourni. Le salaire que l’on paye à un travailleur n’est en réalité dans le système économique moderne qu’une partie du résultat de son effort, son apport à la société ne dit-on pas que « tout travail mérité salaire ». La richesse d’une nation est produite par le « travail » individuel ou communautaire. Nous nous retrouvons dans une situation où le travail ne produit pas les valeurs d’où sont tirées les moyens financiers qui permettent de payer les salaires. Cette situation a entraîné l’instauration d’une société suicidaire. Le mécanisme de débrouillardise, de corruption ou de survie corrompt l’ensemble du système économique et le pays a été ruiné. Le désastre a eu des conséquences inestimables sur le mental, le développement de l’homme congolais. Nous devons trouver les moyens d’améliorer la qualité de la vie du citoyen pour lutter contre la corruption. L’absence du dialogue politique Depuis son accession à l’indépendance, notre pays souffre de l’absence de dialogue au plus haut sommet de l’état. En plus le système politique passé n’a pas aidé au développement du congolais dans tous les domaines qui font la force d’une nation. La dictature a laissé la place aux révoltes. L’absence de la culture du dialogue a miné notre nation. La négociation est un art. L’absence de dialogue nous a conduit aux dérives de tout genre mais surtout à la mort de plus de 5 millions des nos frères et sœurs. Une gabegie humaine. Je vous ferais remarquer que même la lutte pour l’indépendance de ce pays en 1959 et 1960 n’a pas fait autant des victimes… Il nous faut mettre un terme à cette culture de « dialogue par les armes ». Instaurer un leadership de « bonne foi » et d’ouverture. Dans ce contexte, l’individu a été réduit à la recherche de son intérêt personnel. Il est ainsi préparé à pactiser même avec le diable dans son intérêt personnel. Heureusement que tout ceci n’est pas irréversible. L’homme évolue et reste capable des pires et de meilleures choses. Il faut négocier avec les partenaires. Fermer la porte à la négociation entraîne des conséquences parfois très graves. Il faut une ouverture d’esprit qui passe par la connaissance de soi-même, ses propres intérêts, on ne peut être indéfiniment « contre tout ». Le rapport de forces a toujours été à l’avantage du plus fort. Mais lorsqu’on utilise l’intelligence ou la sagesse cela peut s’inverser. Petit aujourd’hui, grand demain. C’est possible. Cette guerre a conduit à la destruction des infrastructures socio-économiques de bases sur l’ensemble du territoire et favorisé l’exploitation et le pillage des richesses naturelles du Congo par les belligérants congolais et les pays étrangers. Il faut instaurer un système de dialogue permanent entre le gouvernement et l’opposition. Le partage du pouvoir malgré la vérité des urnes permet aux acteurs politiques de mettre en œuvre une nouvelle façon de gouverner - cela n’empêche pas une collaboration entre le gouvernement et l’opposition « politique ». En effet, quelque soit le gouvernement en place, la RDC doit préparer tous ses fils et filles à maîtriser la bonne gouvernance. C’est pourquoi, nous pensons que quelques postes de décision doivent rester aux mains de l’opposition afin de garantir une certaine continuité dans l’exercice du pouvoir. A l’exemple des travaux faîtes en « commission parlementaire » où la responsabilité des résultats des travaux est partagée entre les membres de la commission sans distinction de leurs entités respectives. Apportant une nouvelle façon de travailler, cette ouverture aura un caractère didactique profitable à l’intérêt général. le projet de société de Unic. L’homme est la clé, la base même du système économique, social ou culturel dans lequel nous vivons. La prise en compte des besoins primaires des êtres composants une société est l’élément indispensable de tout développement. Je crois qu’on ne peut parler de développement, si on ne considère pas le développement de l’individu avant de considérer la communauté. Une communauté, ici, est prise dans le sens d’un groupe d’individu partageant, ensemble, un espace, des intérêts communs ou un environnement commun. Pour développer nos idées, nous considérons l’individu comme le centre et la base du développement de notre pays. Nous avons des problèmes à résoudre, nous avons des solutions à inventer, nous avons des nouveautés à implémenter, nous avons des retards à combler sur plusieurs secteurs par rapport aux autres nations, nous avons un rôle à jouer dans le concert des nations les congolais ont laissé leurs places libres dans les institutions internationales nous manquons de vision ou nous avons aussi une carence globale de leadership, la liste des problèmes ou des solutions que nous avons à implémenter est infinie mais je m’attarderais ici à donner ma vision de l’avenir de la RDC et la manière à laquelle nous pouvons vaincre le challenge du développement du Congo Démocratique. Le problème de la population diffère selon l’endroit où elle réside. Pour ne pas oublier ou omettre de répondre aux besoins de la population, il faut tenir compte des priorités de la masse populaire en tenant compte de leurs particularités (lieu de résidence, accessibilité aux divers moyens : sanitaire, sociales, écoles, formation…). Le congolais dans les grands centres comme Kinshasa ont des problèmes majeurs qui peuvent se résumer en quelques points : • le logement : insalubrité, évacuation des eaux usés, pas de raccordement aux égouts, mauvaises politiques d’urbanisation, les familles entières logées dans des superficies trop exiguës le taux d’occupation au mètre carré est au trop élevé, • Accès à l’alimentation : la rareté des produits et la pénurie entraîne la hausse vertigineuse des prix, les conditions sanitaires laissent sont déplorables, • Déplacement et moyens de transport : absence ou carence incroyable de transport public, prix du coût du déplacement trop élevé par rapport au salaire perçu, • efficacité du travail accompli n’est pas optimum, les besoins vitaux ne sont pas satisfaits, en cas de maladie le congolais n’a pas beaucoup de solution, • absence ou inefficacité des politiques sanitaires, • coût exorbitant des soins médicaux, médicaments inadaptés, • système éducatif ruiné (baisse généralisée de niveau et de qualité de l’enseignement fourni), • formation professionnelle insuffisante, • informatisation inexistante (parc installé négligeable par rapport au nombre de la population en âge d’utiliser les ordinateurs ou des services nécessitant une modernisation de postes de travail), • la sécurité (la police et l’armée) Sur le plan agricole Nous préconisons la mise en place d’un plan de développement national en répartissant la production nationale sur l’ensemble des provinces. Nous allons encourager et mécaniser l’agriculture biologique pour bénéficier de cette source de revenu non négligeable. Nos terres sont très fertiles et ne nécessitent pas immédiatement avant épuisement l’utilisation des engrais chimiques. De même, nous encouragerons la création des marchés sécurisés pour assurer la vente des productions des coopératives agricoles. C’est à dire le système de vente avant récolte. Finances :
• Amélioration ou informatisation des services fiscaux • Modification des circuits d’encaissements des deniers de l’état Formation des échangeurs de monnaie aux métiers de la finance La spéculation monétaire qui conduit à la dévaluation de notre monnaie et qui réduisent les efforts des gouvernements successifs doit être endiguée. On peut gagner de l’argent dans l’échange des monnaies sans nécessairement défavoriser la monnaie nationale. Le volume d’argents échangés individuellement dans la rue, est faible cela correspond plus à une activité de survie qu’à un métier. On peut transformer cela en « métiers » de financiers en formant nos échangeurs au mécanisme d’échanges économiques et financiers. Santé Une ville comme Kinshasa a trois ou quatre hôpitaux pour soigner 6 millions d’habitants et ces structures n’ont pas changé depuis quatre décennies. Mobutu n’a construit aucun hôpital. Nous doterons notre pays de centres de santé primaires proportionnellement à la taille de la population locale. Sur le plan culturel En ce qui concerne la collecte des droits d’auteurs de nos musiciens tant dans le pays qu’à l’étranger. Nous créerons une agence gouvernementale qui sera chargée d’épauler la SACEM congolaise dans la gestion du patrimoine culturel congolais en contrôlant et en veillant sur le respect de la légalité du respect de droit de mise sur le marché des œuvres de nos artistes sur le marché mondial. L’industrie de la musique et production d’appareils audio-visuels en local. Nous etablirons dans notre pays, capitale de la musique africaine, une forte industrie de production des œuvres de nos artistes. Nous accompagnerons, des mesures internes d’amélioration du niveau de vie de la population congolaise afin qu’ils accèdent aux œuvres produites localement en se dotant des appareils domestiques nécessaires pour leur apporter le confort d’écoute ou de jouissance de cette production. Sport Organisation des compétitions internationales : Compétition olympique ou autres… La RDC n’a jamais organisé un championnat d’Afrique malgré sa position dans le cœur des africains. Nous organiserons la coupe d’Afrique des nations dans les quatre ans suivant notre investitures. Pour cela, nous Améliorerons l’infrastructure d’accueils, et accroîtrons le nombre des hôtels, des stades, des hôpitaux etc… Transport public La carence en matiere de transport publique est criante. Nous allons mettre en œuvre une politique de developpement des nos infrastrucures routieres pour parer a cette absence ou insuffisance des moyens de déplacement dans la ville de Kinshasa ou les grands centres. Nous avons imaginé un réseau routier sous la forme de l’étoile de david pour relier Kinshasa, kisangani et lubumbashi puis Mbandaka, bukavu et kwango dans le bandundu. Ce réseau pourrait etre le moyen de relier les deux océans atlantiques et indiens. L’exploitation de ce reseau national et international favorisera la construction des routes de dessertes regionales et locales a partir des revenus generes par le reseau international. Planning d’intégration des solutions proposées Notre projet de société est planifié et programmé dans le temps. Il ne s’agit pas d’une simple suite de bonnes intentions. Avec nos partenaires, nous réviserons les priorités et choisirons les critères de mesure de l’efficacité des actions retenues. Affronter et résoudre les problèmes au lieu de les éluder. Comment reclasser les acteurs de la transition ? Après les élections, certains acteurs de la transition doivent être recasés que ce soit dans les entreprises publiques ou privées. Il s’agit de proposer un plan de reclassement à ceux qui ont décidé de jouer un rôle dans cette phase. Cela peut-être un signe de reconnaissance pour service rendu à la nation. Je prône une culture de ne laisser personne au bord de la rue. Ils s’agit d’unir nos efforts pour bâtir notre pays. Celui qui reconnaît qu’il ne sait pas et qui est prêt à apprendre doit avoir accès à la formation nécessaire pour améliorer ses performances ou sa contribution à l’effort national. Nous mettrons en place un système de reconnaissance du mérite une manière d’encourager l’individu. L’individu quelque soit la couleur politique de son choix doit avoir la chance ou l’occasion de faire son métier. De contribuer à l’effort de construction nationale. La culture de l’alternance politique impose que le système doit être stabilisé. c'est-à-dire le système doit être rendu indépendant des aléas du pouvoir en place. Pour ce faire, on doit donner la chance aux acteurs de l’opposition de se faire la main. De travailler. Malgré qu’ils appartiennent ou qu’ils soient membres des mouvements d’opposition. Il est important que tout le monde face l’apprentissage du pouvoir et pratique la compétition comme seule règle d’accès aux positions sociale. Ainsi en cas de changement de majorité, on aura très peu des risques de manifestations d’incompétences à la tête de l’état. On pourra éviter les échecs ou de l’amateurisme à la tête de l’état. Les conséquences sont énormes pour toute la nation. On ne doit prendre aucun risque d’affaiblissement de l’appareil de l’état. Notre population a déjà trop souffert de toutes ces conséquences et ces pratiques avec lesquels il faut rompre. Ces types de pratiques d’exclusion sont trop coûteux à la nation congolaise. Il faut les bannir. Déplacer le centre de lutte politique sur le terrain des réalisations économiques et sociales. Tel est l’enjeu pour les dirigeants du Congo de demain. Dans une société complètement délabrée comme la nôtre en RDC. Il est clair et très important de ne pas empêcher l’opposition de faire l’apprentissage du pouvoir. L’apprentissage du pouvoir améliore les revendications. Réduit les tensions politiques. Un bon leader doit pouvoir guider son groupe quelque soit les disparités qui peuvent constituer ce groupe. Un président est élu pour diriger toute une nation. Ses partisans tout comme ses adversaires. Les fous comme les justes. Les malades comme les handicapés. Les cadres, les chômeurs, les délinquants. Tous. Ces relations avec ses administrés sont régies par la loi. Dont il est le garant de l’application. La RDC un fournisseur des matières premières à l’industrie mondiale Devant le pillage des ressources naturelles de la RDC, une analyse à froid permettrait plutôt de se poser la question inversée. La RDC en tant que « fournisseur » des matières premières à l’industrie mondiale, peut-elle garantir « l’approvisionnement » de ces matières à ses clients ? On devrait se poser la question à quoi sert le diamant industriel ? l’Uranium ? ou le coltran ? et aussi la question de savoir qui a besoin de ces produits ? Comment résoudre l’équation suivante : Les progrès technologique réalisés dans les pays développés bénéficient ou finissent par bénéficier au monde entier. A titre d’exemple, le domaine de la télécommunication avec la prolifération des téléphones portables dans le monde. La mise en orbite des milliers des satellites de télécommunication nous permettent, aujourd’hui, de pouvoir joindre nos familles dans les coins les plus reculés grâce à ces téléphones portables. Plusieurs industries de hautes technologies ont recours aux produits issus de la transformation de nos matières premières. Ces industries nécessitent des investissements colossaux. Ces investissements génèrent la création des centaines de milliers des emplois dans ces pays développés. Les utilisateurs de ces matières premières ont énormément investis leurs richesses pour construire des unités de transformation ou de production pour mettre en valeur ces produits. Ces investissements ne tolèrent pas un arrêt de leur production. Les pertes financières sont inacceptables pour ces industriels. Il faut à tout prix maintenir l’approvisionnement en matières premières c'est-à-dire les emplois, les revenus générés, le bénéfice, le retour sur investissement. Les intermédiaires trafiquant gagnent leurs vies en fournissant ces matières premières moyennant des fortes commissions et en échanges d’armes contre matières premières diamant, coltran, or…) Pour comprendre le monde économique et ses contraintes, nous pouvons méditer autour de ces quelques affirmations ou interrogations : Nous avons le coltran brut, • La RDC est le plus grand pays producteur mondial du coltran, • Le coltran est le seul minerais ayant une capacité de stockage inégalable, • Le coltran est utilisé dans les téléphones portables, la mémoire des ordinateurs, autres applications dans les technologies de l’espace, • L’industrie du coltran emploie plusieurs milliers des personnes dans le monde, • Le besoin annuel de coltran est estimé à plusieurs centaines de tonnes par an • La vente du coltran représente un chiffre d’affaires de plusieurs millions de dollars par an, • L’arrêt de production du coltran n’est pas tolérable pour l’industrie de la haute technologie (manque à gagner inacceptable), • Le coltran peut-être vendu par la RDC directement aux acheteurs, • Le commerce du coltran n’est pas interdit par le gouvernement de la RDC, • La RDC n’a pas de structure étatique permettant d’organiser la gestion de ses richesses naturelles comme le coltran Je voudrais démontrer que nos clients ont besoin de nos matières premières pour le valoriser et gagner de l’argent. Tout comme les intermédiaires de ces trafics. Alors que nous sommes occupés à nous disputer et à nous quereller. Nous en perdons le bénéfice par la méconnaissance des intérêts de la RDC. Nous ne sommes pas organisés pour faciliter le commerce et l’exploitation normale de cette richesse. Par exemple, nous ne nous préparons pas à profiter du boom économique lié au développement de la Chine. Nous ignorons le coût de nos divisions. Nous ne sommes pas cohérents dans ce que nous voulons faire pour le développement de notre pays. Ceux qui ont investis plusieurs millions de dollars et créer des milliers d’emplois directs et indirectes, pour l’exploitation et la commercialisation des produits finis utilisant ces matières premières, ne peuvent pas se permettre de bloquer la production de leurs machines lorsque nous sommes occupés dans nos disputes internes, d’où l’utilisation des moyens illicites pour obtenir à tout prix ce dont ils ont besoin pour atteindre leurs objectifs de production et de rentabilité. La guerre c’est l’utilisation de la force pour sécuriser la zone que l’on veut exploiter. Elle a l’avantage d’offrir ces matières premières sans payements des droits et taxes afférentes : on parles de pillage mais le premier responsable de ce pillage c’est nous-mêmes. Notre absence de la culture du dialogue. Depuis l’indépendance, le politique congolais souffre de cette carence : l’absence de capacité de dialogue. Le manque de capacité de « concession ». Il faut tout gagner ou tout perdre. C’est surtout le qui perd gagne. Allez comprendre. Le juste milieu n’existe pas. La négociation est un art auquel, l’homme politique congolais doit se perfectionner pour le bien être de notre nation. Proposition des solutions Nous devons comprendre et assimiler que tous les secteurs de la vie économique de notre pays sont interdépendants. Se fixer un objectif de développement par pallier Choisir un repère. Le repère peut consister à prendre quelques villes des pays développés ou un autre état avancé, ayant la même population en volume mais dont le niveau de vie, supérieure à celle des congolais peut servir de challenge à accomplir. L’objectif à atteindre. Une ville comme Nanterre (France) a un budget supérieur aux budgets de plusieurs états africains regroupés. Considérant des villes nouvelles de taille moyenne comme Cergy, on peut se fixer comme objectifs : • de créer autant d’emploi que cette ville référence • construire le même volume des logements sociaux • d’avoir le mêmes structures hospitalières et sociales • la même taille de services de l’état (voirie, assistante sociale) • respecter les autres ratios comme le rapport nombre des médecins par habitant, nombre des téléphones installés par millier d’habitants, nombre des postes de télévisions par millier d’habitants, etc… • comparer le taux de mortalité infantile, juvénile, et l’espérance de vie… les objectifs qui seront fixés permettront de suivre et évaluer les progrès réalisés dans une période de temps de façon à apprécier la réduction des écarts traduisant le progrès réalisés chez nous. On appréciera mieux le travail effectué et les efforts du gouvernement. Un tel résultat serait mieux apprécié par la population et s’en ressentirait sur le plan social. D’autre part, pour apprécier la méthode et les challenges fixés au gouvernement national, nous pourrions calquer les ratios en terme d’arbitrage budgétaire et ainsi améliorer la gestion de la chose publique. Programmer le passage de l’économie informelle à l’économie formelle Elaborer et appliquer une politique d’incitation, de mise à disposition des crédits, favoriser, encourager les projets d’investissements et mettre en place une politique qui assure la sécurité des ces investissements, la subvention des activités économiques comme détonateurs ou catalyseurs de l’économie nationale, l’ouverture des capitaux des sociétés d’états à l’épargne privée et nationale. Il faut faire en sorte que ces sociétés ne soient pas uniquement dépendantes des volontés des investisseurs étrangers. On n’investit pas pour perdre de l’argent. Ceci est vrai pour les investisseurs congolais comme pour les investisseurs étrangers dans les places boursières à New York, Paris, Londres ou Bruxelles. Il faut créer les conditions d’un réel développement qui favoriserait l’entreprenariat et l’esprit des affaires. Partenariats et alliances politiques Nous sommes convaincus que 1000 congolais peuvent sauver la RDC en apportant ce nouveau leadership que le Congo a besoin. Nous avons à relever le défi de notre époque : « la reconstruction et le développement de la RDC ». Chaque partenaire va compter Notre Unité ne subsistera que si nous savons nous respecter, les petits et les grands, les puissants et les faibles, les intellectuels et les ouvriers, les croyants et les non croyants, les politiciens et la société civile… Quand il y a le feu à la maison, on cherche d’abord à l’éteindre, ensuite on examine les causes de cet incendie pour se protéger pour l’avenir. Notre alliance sera forte si tout le monde se retrouve dans ses intérêts dans le groupe et travail pour l’accomplissement des objectifs communs. Un leadership de bonne foi est un gage de réussite. Le ciment sur la base de laquelle notre société a besoin de se fonder. Le dialogue permanent nous permettra d’éviter les éclatements, les dissensions, les maladresses, les mécontentements. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare. Vingt pourcent (20%) des problèmes résolus apportent la solution à quatre vingt pourcent (80%) des nos problèmes c’est la règle du 80/20. Nous n’avons pas inventé l’eau chaude, nous n’inventerons pas la démocratie. D’autres l’ont expérimenté et essayons simplement d’appliquer les règles de base : l’indépendance de la justice, la liberté d’entreprendre, la justice sociale… Travaillons d’abord ensemble, sur la base de vingt pourcent (20%) des points sur lesquels nous sommes d’accord : construire les écoles, les hôpitaux, les hôtels, les stades, les routes bref nos infrastructures de base. Ensuite, nous prendrons le temps de résoudre les quatre vingt pourcent des petits problèmes qui sont à la base de nos différends. Voilà la base de l’alliance que nous proposons à nos partenaires. Faible ou fort, vous feriez parti d’un grand mouvement. Notre force sera celle du maillon la plus faible de notre groupe. Pour rester fort, le maillon faible de Unic doit être plus fort que les maillons faibles des autres partis. Le développement, c’est comme une course à relais dans l’athlétisme. C’est l’équipe qui a l’un de ses coureurs les moins lents que les autres équipes qui gagne. La victoire étant basée sur la somme des temps réalisés par chacun des coéquipiers. La contribution, au résultat de chaque membre de notre groupe compte et comptera. L’union fait la force !! Le rapport avec la Belgique notre ancienne métropole Notre métropole nous a envoyé un signal fort. Une marque d’évolution dans notre histoire commune. On voit, maintenant, des congolais travailler comme ingénieur ou avocat en Belgique. Des congolais de souche devenu belge occupent des fonctions politiques dans le gouvernement, dans le parlement et dans les communes. Ce qui est une évolution très favorable dans l’avenir des relations entre la Belgique et la République Démocratique du Congo. Ce qui facilitera les futurs rapports entre nos pays par cette connaissance approfondie des uns et des autres. Bonne gouvernance La bonne gouvernance est d’abord une suite des méthodes de travail et de gouvernement conduisant au résultat et au bien être générale Par la conjugaison de la contribution de tous en passant par l’implication de tous les acteurs de la chaîne de production nationale publiques ou privées nous pourrons remplir les conditions de création des moyens conduisant à la bonne gouvernance. La bonne gouvernance passe par la gestion méthodique des biens et de la chose publique ou privée. La solution a envisager doit intégrer le rattrapage du niveau de formation des décideurs. La gestion est un art. Un art qu’il faut apprendre aux décideurs. Encourager le leadership. Entraîner les décideurs aux méthodes de gestion des hommes, des ressources, des moyens, au contrôle et à la maîtrise des prévisions. Diligenter un audit de l’ensemble de la fonction publique et des entreprises publiques pour connaître l’état de l’existant et en tirer les leçons en fonction des objectifs assignés. Ainsi mettre en place les correctifs nécessaires à l’accomplissement de l’objectif de développement national. Conclusions Enfin, je lancerais cet appel aux congolaises et aux congolais: « Aujourd’hui, notre pays va très mal. Les repères des valeurs sont effacés. Ceux qui sont nés après les années 70 ignorent beaucoup de la place qu’occupait notre pays dans le concert des nations. La souffrance est devenue naturelle pour les congolais. Cette souffrance a dépassé les limites. Il nous est difficile de laisser périr encore plus toute notre nation, faute de ne pas avoir agit dans le temps. Les congolais ont montré à travers le monde leurs capacités intellectuelles, leurs capacités d’adaptation, leurs facilités d’apprentissage. Ceux qui sont dans le pays, ont démontré leurs capacités de résistance physique face aux maladies de toutes sortes. Nous avons tous dénoncé les délabrements de toutes les infrastructures de notre nation. Avons-nous, tous, les capacités de relever le défi de cette reconstruction ? Aux jolis mots, il faut remplacer par les actes, les actions. Notre machine, la RDC est bloquée. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut Il est temps que ceux qui ont essayés ou tentés de faire, aux mieux de leurs compétences, quelques choses pour la RDC et qui n’ont pas réussi acceptent de céder leurs places à ceux qui ont fait leurs preuves ailleurs tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Il s’agit simplement d’accepter de continuer à rendre ce même service au pays, au niveau le mieux adapter à ses moyens et ses compétences indéniables. Ne laisser personne sur le côté éviter d’écarter les hommes La RDC est un chantier colossal. Tout est à faire. Il y a du travail pour nous tous. Certains sont à même de créer plus que d’autres les conditions de l’épanouissement général. Loin des considérations égoïstes. Il faut leurs donner la chance d’agir pour notre bien commun. C’est pourquoi, nous appelons à l’unité autour d’un nouveau leadership. Nous tiendrons compte des propositions et des recommandations issues de la conférence nationale souveraine - CNS. Notre engagement est de mettre en valeurs tous les travaux ou les bons projets développés par les congolais et qui n’ont jamais vue le jour par la mauvaise foi ou l’absence de vision de nos dirigeants dans le passé. Choisir les hommes de valeurs - qui pourront garantir par leurs lucidités, intelligences et leur sagesse le retour de notre pays sur le chemin du progrès et de son développement est un devoir. « Si Nelson Mandela a passé plus de vingt cinq en prison pour lutter contre l’apartheid, certains d’entre nous ont passé le même temps dans les pays développés et qui pourront mieux nous apprendre les clés du développement économique, social et culturel dont notre pays a besoin ». C’est en contact avec les autres que l’on s’enrichi. C’est au vue du degré de décadence de notre pays qui ne m’a pas laissé indifférent que j’ai décidé de lancer cet appel à l’unité pour la reconstruction et le développement de notre pays. J’ai fait mes études supérieures avec la bourse du conseil exécutif - gouvernement congolais. Je considère que j’ai une dette vis-à-vis de ce pays et j’aimerais la payer en donnant à ce pays ce que j’ai appris. La RDC a TOUT pour réussir et améliorer notre destin commun. Nous avons besoin d’un minimum d’organisation et de bonne foi de chacun pour gagner ce challenge. Cet objectif est à notre portée. Nous pouvons retrouver notre dignité dans le concert des nations en nous organisant pour nourrir nos enfants, soignés nos malades, construire nos routes, en sécurisant les investissements tant des nationaux que de nos partenaires extérieures. Le changement est indispensable. Nous avons besoin d’un souffle nouveau et un vrai leadership. Dans Unic nos actions seront axées sur l’économie et le social. Je terminerais par dire aux congolaises et aux congolais, <<Notre espoir vient du fait qu’heureusement, Dieu a fait que « Rien n’est permanent ». Tout a une fin, même la misère. Ensemble, travaillons pour mettre fin à cette misère et relever le défi du sous-développement de la RDC.>> Je vous remercie de votre attention, en espérant vous avoir convaincu sur ma vision de notre avenir commun. Le chacun pour soit n’a pas marché pour nous tous. Essayons « le chacun pour tous ». |
||