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Special - Référendum

du 18-19 décembre 2005

Référendum : les dernières tendances avant les résultats provisoires

(samedi le 24 décembre 2005)


..Comme annoncé il y a deux jours, le président de la Commission Electorale Indépendante, l’Abbé Apollinaire Malumalu a annoncé samedi 24 décembre les tendances du jour relatives au référendum constitutionnel organisé les 18 et 19 décembre derniers. Il ressort des chiffres présentés que la situation n’a pas subi de modification importante, la seule nouvelle donnée étant que le taux de dépouillement au niveau national est passé à 74,66%. Ainsi, le oui qui a connu une légère progression (...) - Lire l'article

Pour voir le tableau récapitulatif des résultats - cliquez ici

Le oui toujours en tête avec 82,91%

(jeudi le 22 décembre 2005)

..Le président de la Commission Electorale Indépendante, Monsieur l’Abbé Apollinaire Malumalu, a présenté jeudi 22 décembre 2005, au cours du deuxième briefing sur le référendum constitutionnel, les tendances relatives aux résultats de ce scrutin organisé les 18 et 19 décembre 2005. Selon ces nouvelles tendances, le oui demeure en tête avec 82,91% contre 17,9% pour le non. Le taux de participation à ce jour est de 59,28%. Le dépouillement effectué jusqu’ici se rapporte à 59,28% du total des (...) - Lire l'article

Référendum : aujourd’hui la publication des tendances

(mardi le 20 décembre 2005)

..Les bureaux de vote ont fermé leurs portes lundi 19 décembre sur toute l’étendue de la République. Les opérations se sont relativement bien déroulées, de l’avis aussi bien de la Commission électorale indépendante que des observateurs nationaux et internationaux.

Dans le point de presse qu’il a tenu hier soir à l’issue de la clôture du vote, le président de la Commission électorale indépendante, l’Abbé Apollinaire Malumalu a annoncé que le dépouillement se faisait sans incident majeur. Le (...)
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Dimanche, 18 Décembre 2005, 15 h 28 Référendum constitutionnel: participation, enjeu et communauté internationale

25 millions de Congolais, selon les chiffres de la Commission électorale Indépendante participent ce dimanche au référendum constitutionnel à travers tout le territoire national. Il s'agit pour eux de dire oui ou non à la constitution qui doit les régir après la transition. Coup de projecteur sur la participation, quelque six heures après l’ouverture des bureaux de vote…Quels sont aussi les enjeux du scrutin et les difficultés rencontrées par les électeurs? Radiookapi.net tente de relever tous ce points, y compris la présence des observateurs internationaux.

D’après l’abbé Malu Malu, 90%, soit 35 000 bureaux de vote ont ouvert ce dimanche 18 décembre à travers la RDC. L’on signale un engouement des populations vers les bureaux dans plusieurs provinces comme au Bas-Congo, au Katanga, à l’Equateur, au Bandundu, dans les deux Kivu et dans la Province Orientale.

Par contre, des hésitations sont constatées dans les deux Kasaï. A Mbuji-Mayi, dans le Kasaï Oriental, les bureaux sont ouverts, mais pas assez de monde pour voter. Ici, cinq cas d’intimidation sur les votants, le personnel de la CEI et sur un observateur ont été rapportés.

Les bureaux bien qu’ouverts, sont quasi déserts à Kananga, chef-lieu du Kasaï Occidental. Dans certains centres, les listes des électeurs sont à peine affichées. Ce retard dans l’affichage des listes a désorienté bon nombre d’électeurs vers les bureaux.

Des observateurs absents

Dans certains bureaux, des observateurs tant nationaux qu’internationaux étaient absents. Il en était de même pour les témoins de certains partis politiques. C’est le cas par exemple à Matadi, dans le Bas-Congo où au moins 15 bureaux de vote n’ont pas eu d’observateurs internationaux. Ceci est vraiment significatif pour la communauté internationale, principal bailleur de fonds du processus électoral en RDC.

Par ailleurs, on ignore pour l’instant le taux de participation. On sait au moins que théoriquement, 25 millions d’électeurs sont attendus à ce scrutin d référendaire.

L'enjeu

La suite du processus électoral en cours en République Démocratique dépendra de ce scrutin référendaire. Au fait, l’enjeu se trouve dans le résultat qui sera dégagé de cette consultation du peuple congolais. Si le OUI l’emporte, la transition continuera en principe comme prévu. C’est-à-dire, le reste du processus devra déboucher normalement sur l’organisation des élections dans les délais constitutionnels, avant le 30 juin 2006, pour doter le pays de nouvelles institutions et lui donner de nouveaux dirigeants librement choisis par le peuple lui-même.

En revanche, si c’est le NON qui l’emporte, l’équation de la transition congolaise risque de se compliquer. Car, en ce moment là, le projet constitutionnel rejeté serait renvoyé au parlement. On en serait ainsi à la case de départ : ce parlement devra encore élaborer un autre texte, l’adopter et le soumettre à nouveau à la sanction du souverain primaire. Cela ne sera pas du tout facile étant donné qu’il faudra mobiliser des moyens supplémentaires pour la Commission électorale indépendante et certainement aussi une rallonge du délai.
 

Référendum: "forte participation" dans 8 des 11 provinces de RDC (CEI) AFP via www.monuc.org

19 déc. 05 - 09h26

KINSHASA, 18 déc (AFP) - Une "forte participation" a été enregistrée dimanche dans huit des onze provinces de République démocratique du Congo (RDC) au premier jour du référendum constitutionnel, a-t-on appris auprès de la Commission électorale indépendante (CEI). 

"Tout ce que nous pouvons dire ce soir est que le taux de participation est globalement satisfaisant. Il est très important dans huit provinces", a déclaré à l'AFP le directeur des opérations de vote de la CEI, Flavien Misoni, laissant entendre qu'il dépassait les 60% dans ces régions. 

"En revanche, à Kinshasa et au Kasaï occidental (centre), le taux de participation est moyen, et il est faible au Kasaï oriental (centre), même s'il faut nuancer cette appréciation selon les territoires de la province", a-t-il poursuivi. 

Selon plusieurs observateurs et témoins, un des plus faible taux de participation reviendrait à la ville de Mbuji-Mayi (Kasaï oriental), fief de l'opposant Etienne Tshisekedi qui a appelé au boycott du scrutin. 

"Tout cela est à prendre avec beaucoup de précaution. Les opérations ne sont pas terminées et nous attendons des chiffres consolidés, que nous n'aurons que demain (lundi) après la fermeture de tous les bureaux de vote", a souligné M. Misoni. 

Ce référendum est le premier scrutin d'une série d'élections devant mettre fin d'ici le 30 juin 2006 à une fragile transition politique engagée en 2003 ans l'ex-Zaïre, après une guerre meurtrière ayant impliqué six pays voisins. 

Dimanche, quelque 35.000 bureaux de vote ont été ouverts sur les 40.000 prévus. 

La CEI a expliqué ces retards dans l'ouverture des bureaux par des "difficultés logistiques" et des "problèmes sécuritaires", notamment dans le Nord-Katanga (sud-ouest) où des combats ont récemment opposé l'armée congolaise et des miliciens locaux Maï Maï. 

"Les opérations vont se poursuivre demain (lundi) dans un certain nombre de bureaux, qui accueilleront les électeurs qui n'ont pas voté dans leur centre d'inscription initial", a précisé M. Misoni.

La Belgique se félicite de la tenue du référendum en RDC
AFP via www.monuc.org

19 déc. 05 - 09h36

BRUXELLES, 18 déc 2005 (AFP) - Le ministre belge de la Coopération au développement, Armand De Decker, s'est réjoui dimanche de la tenue du référendum constitutionnel en République Démocratique du Congo (RDC), "étape préalable" aux premières élections démocratiques en plus de 40 ans. 

"La Belgique a voulu et soutenu sans relâche ce processus électoral qui doit mettre en place de nouvelles institutions démocratiques en République démocratique du Congo", souligne M. De Decker dans un communiqué. 

Le ministre appelle dans la foulée "les responsables politiques congolais issus des futures élections à une véritable révolution culturelle positive en matière de bonne gouvernance pour répondre à l'attente de la communauté internationale et de la population congolaise, qui n'a que trop souffert". 

Les Congolais se sont pressés dans le calme dimanche pour voter par référendum pour ou contre la future Constitution de République démocratique du Congo (RDC). 

Près de 25 millions d'électeurs de cette ancienne colonie belge étaient appelés aux urnes pour ce référendum, premier scrutin d'une série d'élections devant mettre fin d'ici le 30 juin 2006 à une transition politique initiée en 2003 en RDC après une guerre ayant impliqué six pays voisins. 

Le projet de Constitution opte pour un régime semi-présidentiel dans un Etat unitaire fortement décentralisé. 

La communauté internationale et la plupart des grands partis politiques congolais ont appelé à approuver cette Constitution, dont le rejet entraînerait le report des scrutins de 2006 et ouvrirait une nouvelle crise politique. 

Lors d'une récente visite en RDC, Armand De Decker avait indiqué son "espoir de voir la constitution adoptée". Au cours d'une conférence de presse à Kinshasa, il avait a déclaré qu'un rejet du texte équivaudrait à un "suicide collectif", rappelle dimanche son communiqué.

Dimanche, 18 Décembre 2005, 11 h 33 Référendum constitutionnel : le point sur l'ensemble en RD Congo via www.radiookapi.net


Le scrutin référendaire a commencé depuis 6 heures du matin (heure de Kinshasa), soit une heure de plus à l’Est du pays ce dimanche 18 décembre. Environ de 25 millions d’électeurs inscrits sont attendus dans plus de 15 000 bureaux à travers le pays. radiookapi.net fait le point de la situation.

D’abord Kinshasa, la capitale, près de trois millions d’électeurs sont attendus dans plus de trois millions de bureaux de vote, selon les chiffres donnés par la CEI voici cinq jours.

A Matonge dans la commune de Kalamu, le matériel a été déployé depuis 14 heures. La présence des observateurs internationaux était remarquable. Les éléments de la police sont déployés pour assurer la sécurité du scrutin. Les membres des bureaux sont au rendez-vous. Cependant, il n’y a pas eu d’engouement. Le centre de Djolu par exemple n’avait qu’une vingtaine de personnes. Mais dans l’ensemble, l’ordre était de mise et l’ambiance calme. Les choses avançaient, lentement mais sûrement.

A Tshela, dans le Bas-Fleuve (Bas-Congo), les bureaux de vote ont aussi ouvert très tôt. Toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement du scrutin. Mais on a remarqué l’absence des observateurs. A Tshikapa, dans le Kasaï-Occidental, à proximité de la frontière angolaise, plusieurs bureaux de vote ont été installés depuis trois jours. Ils ont ouvert depuis 7 heures locales. Aucune cérémonie officielle n’a précédé cette ouverture. Le matériel électoral est disponible. Le vote se déroule normalement. Plus d’une centaine d’électeurs sont au rendez-vous devant ces bureaux. Néanmoins, plusieurs d’entre eux couraient dans tous les sens pour identifier leurs noms sur les listes affichées devant les différents bureaux. Des témoins des partis politiques étaient là présents. Des observateurs internationaux sillonnaient quelques bureaux.

A Beni, au Nord-Kivu, on note une forte affluence devant les bureaux de vote. Des électeurs étaient arrivés une heure avant l’heure prévue. Les malades ont également voté grâce un bureau mobile qui passait d’un hôpital à l’autre de la ville.

Vote timide à Mahagi

Les affrontements entre les FARDC et les miliciens de Peter Karim mercredi dernier ont eu une incidence directe sur le scrutin référendaire. La population ne s’est pas déplacée ce matin. Une personne parmi les huit arrêtées pars les FARDC a été tuée et mutilée avant d’être brûlée devant une foule de femmes et d’enfants.

Une patrouille de l’armée régulière dans le secteur de Kudi Koka a permis l’arrestation de ces huit personnes suspectées d’être des miliciens de Peter Karim. Aucune indication n’est faite sur les sept autres qui sont encore en garde à vue. L’administrateur du territoire avait demandé aux militaires de garder ces personnes en vie jusqu’à l’établissement des faits par les enquêteurs.

Pendant ce temps, le chef de bureau de liaison croit que la situation évoluera au courant de la journée. C’est depuis cinq jours que les magasins et boutiques ainsi que le marché de Mahagi sont demeurés fermés.

Enfin, à Kahemba dans le Bandundu, les habitants de 49 villages sont exclus de vote ce dimanche. Ils n’ont pas su se faire inscrire pour le scrutin référendaire. Ceci est dû aux difficultés rencontrées par la CEI : manque de carburant pour les générateurs et les véhicules, insuffisance des consommables et les distances entre les différents centres. Dans certaines parties de la contrée, les habitants parcouraient 100 kilomètres pour se faire inscrire. La CEI compte reprendre les opérations d’enrôlement après le vote référendaire.
 
Référendum constitutionnel : les Congolais ont voté dans le calme


Dimanche 18 décembre 2005, à 12h 30’, 85% des bureaux de vote avaient ouvert leur portes à 6h00, recevant ainsi les premiers électeurs sur toute l’étendue du territoire national. Ils ont ainsi accompli leur acte civique. La première impression observée, c’est que ce premier acte du processus électoral s’est déroulé dans le calme.
Les Congolais ont répondu présents au rendez-vous de ce 18 décembre 2005 pour marquer le choix sur le projet de Constitution. Une journée qui entre désormais dans l’histoire tant il est vrai que de l’issue de ce référendum déterminera la marche politique à suivre. Les premières notes sont satisfaisantes dans la mesure où tout s’est déroulé jusque-là dans le calme. C’est ainsi que ceux qui se sont réveillés tôt n’ont pas mis plus de deux minutes pour accomplir leur devoir civique. Mais il est vrai que plus le temps passait, plus l’on a assistait à une arrivée de plus en plus nombreuse des électeurs, ce qui prenait un peu de temps.Un phénomène qui trouve son explication par le fait que nombreux ont préféré d’abord se rendre au culte avant de venir voter. Tout comme certaines personnes, pour des raisons de survie, se sont organisées pour s’assurer au préalable du vécu quotidien et ensuite accomplir le devoir civique. Observation qui concerne particulièrement les habitants de la ville de Kinshasa.Engouement en provincesA en croire nos confrères de Radio Okapi, le vote du référendum constitutionnel s’est également déroulé dans le calme en provinces où l’on a assisté à un engouement vers les bureaux de vote. Il s’agit particulièrement des provinces du Bas-Congo, nonobstant l’absence des observateurs internationaux et nationaux ; du Kivu et de la Province orientale. Les populations locales se sont empressées pour aller voter. C’est ainsi qu’à Kisangani, nombreux sont ceux qui ont déclaré qu’ils votaient pour mettre un terme à la formule 1 + 4 afin que la guerre se termine une fois pour toutes.Fait anodin mais tout à fait particulier, l’on a signalé à Kisangani qu’une femme âgée de 85 ans, a tenu à faire le déplacement pour voter. A Tshela, dans la province du Bas-Congo, à 12 h30’, l’ on signalait que toutes les dispositions ont été prises et en ces instants précis, le scrutin se déroulait normalement. Même constat à Tshikapa, selon les correspondants de Radio Okapi qui faisaient remarquer que tout se déroulait normalement avec une affluence nombreuse des populations, mais également des témoins des partis politiques qui étaient présents, sans oublier les observateurs internationaux, particulièrement ceux de l’Union européenne qui sillonnaient quelques bureaux de vote. A Béni, il nous revient que les électeurs étaient arrivés une heure avant l’heure prévue pour voter. A Bukavu, l’on parle d’un vote massif de la population locale. Même constat à Masisi où l’on parlé d’une affluence nombreuse.A Kinshasa, les bureaux étaient ouverts à 7 heures du matin. Dans le quartier Ndanu à Limete, l’on a enregistré dans le calme les premiers électeurs. Certes, il fallait d’abord se renseigner pour savoir où se présenter directement. Chose vite fait dans la mesure où les agents de la Cei orientaient facilement les populations. A Matete, certains électeurs ont dû se déplacer vers d’autres lieux de vote alors qu’ils croyaient accomplir leur devoir là où ils s’étaient enregistrés. Certainement pour des raisons de déconcentration, ils ont été obligés d’effectuer quelques pas de plus. Mais dans l’ensemble, ils s’y sont retrouvés et tout s’est déroulé normalement.Quelques lacunesCependant, il serait incomplet de s’arrêter à ce tableau, somme toute positif. La première note négative, c’est que les listes n’ont pas été affichées à temps dans tous les bureaux. Nous parlions justement de quartier Ndanu à Limete où les listes n’étaient pas affichées bien qu’elles étaient là. Mais c’était intéressant à Barumbu, à l’Ecole primaire pour filles où les listes étaient bel et bien affichées. Toujours à Kinshasa, mais dans la Commune de Kimbasenke, quartier Kingasani, à l’Institut Malako, il y avait des bureaux qui n’étaient pas ouverts. Ce qui a occasionné un retard pour ceux qui étaient venus voter. Ils ont mis du temps. Au moment où nos collaborateurs quittaient ce lieu, à 11h. 38’, le bureau était toujours fermé .La même situation a été également observée au Lycée Bosangani de la Gombe où quatre bureaux sur sept prévus ont été ouverts. Ce qui a occasionné de longues files d’électeurs qui attendaient encore sans voter jusque 12h00. Dans ce même centre , il y a eu omission de certains noms sur la liste des électeurs et c’est ce qui a entraîné la lenteur dans l’ opération de vote.Dans la commune de Bandalungwa, un centre a été transféré ailleurs pour des raisons de « non paiement des frais exigés » par le responsable de l’école. Il s’agit du centre du Lycée Mme de Sévigné qui a été transféré au Collège Saint Michel.Pour ce qui est du matériel, beaucoup de bureaux visités manquaient de listes des radiers, d’émargement et tant d’autres instruments indispensables pour le bon déroulement du scrutin. Si on eu à déplorer le manque de matériel dans certains centres, il s’avère aussi indispensable de noter que le déficit communicationnel au sujet de la vulgarisation du projet de Constitution. Pour preuve, certains électeurs ne savaient pas pourquoi ils devraient voter pour oui ou non.A Kananga, nous enregistrons un cas similaire : un retard énorme d’affichage des listes. A Mbuji Mayi, l’on a enregistré, selon Radio Okapi, 5 cas d’intimidation. Des personnes s’en sont prises aux agents de la Cei ainsi qu’à un compatriote à qui on a empêché de voter. Au Kivu, l’ombre de Laurent Nkunda a plané. Nonobstant la présence de Me Azarias Ruberwa à Goma où tout s’est déroulé jusqu’à midi dans le calme, la zone où l’ombre du général dissident plane, il n’y avait pas nouvelles rassurantes. A Mwene Ditu, l’affluence, à 14 heures, n’ était pas importante. Sur les 800 personnes attendues, seules une centaine s’est présentée. Raison avancée : les tracts invitant la population au boycott et l’ombre de la panique après les élections. A cela, il est important d’ajouter, pour le Kasaï Occidental, avec chef lieu Kananga, que l’ignorance du texte constitutionnel serait à la base du manque d’engouement. En outre, le fait de mettre les empreintes digitales sur le bulletin et la liste des électeurs a suscité des craintes d’être harcelé et poursuivi après le vote si l’on aurait voté non.Cependant, à Mahagi, en Ituri, il y a eu des affrontements entre les Fardc et les miliciens de Peter Karim. Ce qui s’est répercuté sur le déroulement du vote, la population ayant eu peur de se déplacer. Mais à 12 h, l’Administrateur du territoire joint par les services de Radio Okapi, a précisé que les choses étaient revenus à la normale, surtout que les autorités militaires avaient dépêché sur les lieux un dispositif militaire pour rassurer la population. Enfin à Kahemba, au Bandundu ; il nous revenait hier en fin d’après-midi que les habitants de 49 villages ont été exclus : la Cei manquait du carburant pour acheminer le matériel nécessaire pour permettre à ces populations de voter.Le bureau de vérification parallèleSi les Eglises ont donné l’impression d’être divisées sur la consigne à donner à leurs chrétiens, elles demeurent cependant unies pour que le vote soit crédible. C’est ainsi qu’elles se sont convenues pour installer un « centre de vérification parallèle ». Celui-ci a été placé au centre inter-diocésain. Sept confessions religieuses ont délégué des représentants avec tâche de suivre pas à pas et par tous les moyens possibles de communication le déroulement du référendum constitutionnel. Il s’agit de l’Eglise du Christ au Congo, de l’Eglise catholique, de l’Eglise du Christ Simon Kimbangu, des Musulmans et des Eglises de Réveil. Elles ont constitué une coordination de 21 personnes qui auront peut-être à contredire les résultats de la Commission électorale indépendante, au cas où… Ils seront certainement rejoints par des observateurs internationaux et nationaux. Ils sont au total 5 mille pour suivre le référendum constitutionnel.Restons dans ce domaine pour signaler que Monseigneur Bodho Marini, président national de l’Eglise du Christ au Congo, Ecc, a voté hier lundi au palais du Peuple, en sa qualité de président du Sénat. A sa sortie, il s’est déclaré satisfait d’avoir constaté que le, peuple congolais a répondu massivement à ce rendez-vous. Aussi, considère t-il certains avis contradictoires comme une manifestation de la démocratique et qu’il y a lieu de se montrer tous tolérants.Olivier Kamitatu, président de l’Assemblée nationale s’est rendu également au palais de la Nation pour voter. « Il s’agit d’un acte le plus important qui sous-tend la démocratie. Par ce vote le peuple congolais marque une rupture d’ avec 40 ans de dictature sans élections pluralistes, un acte de rupture vers le positif », a-t-il souligné après avoir voté.

Freddy Monsa Iyaka Duku et Albert Tshiambi
Kinshasa, 18/12/2005 (LP/MCN, via www.mediacongo.net)


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